Une probabilité de « une sur un million » existe-t-elle vraiment ?
- Le thème de la probabilité de « une sur un million » est un sujet amusant à aborder en cours.
- On demande aux étudiants à quelles situations ils pensent lorsque l’expression « une chance sur un million » est mentionnée dans une conversation quotidienne.
- Les étudiants proposent des exemples typiques, comme gagner au loto ou être frappé par la foudre, ainsi que des suggestions plus créatives.
- Une discussion porte sur la manière d’obtenir des données sur l’usage réel de l’expression « une chance sur un million » au quotidien.
- En dehors de la recherche dans les blogs, il est difficile de trouver une méthode pratique.
- Une demande est faite pour proposer des événements qui pourraient réellement avoir une probabilité d’une sur un million, voir si cette probabilité peut être quantifiée, et examiner si elle est effectivement de cet ordre de grandeur.
Exemples et contre-exemples de probabilités
- Des exemples évidents sont donnés parmi les jeux de hasard, comme le lancer de pièce ou le gain à la loterie.
- Par exemple, la probabilité que 20 lancers de pièce donnent tous pile ou tous face est « oui ».
- La probabilité de gagner à la loterie Powerball de Californie en achetant 6 billets par an est aussi « oui ».
- La probabilité d’obtenir une personnalité célèbre via le lien « article au hasard » de Wikipédia est également « oui ».
- La probabilité qu’un grand séisme se produise sur la faille de Hayward dans les 50 prochaines minutes est « oui ».
- Selon une estimation de 2007, la probabilité d’un séisme de magnitude 6,7 ou plus sur la faille de Hayward est d’environ 1 % par an.
- La probabilité qu’un des 24 prochains bébés nés aux États-Unis devienne président est aussi « oui ».
- Le taux de natalité américain est d’environ 4 millions par an et, en supposant une durée moyenne de mandat présidentiel de 6 ans, un président émergera d’un groupe de 24 millions de bébés.
- La probabilité de déposer la voix décisive lors d’une élection dépend du contexte, mais pour une élection en Californie difficile à évaluer par les sondages, c’est « oui ».
Les risques qui touchent un individu
- Depuis le lancement du projet « Real World », des e-mails sont régulièrement reçus au sujet de différents risques.
- Les questions sur les risques de crash aérien, d’enlèvement par des pirates, de noyade à cause des courants ou d’accident de la route en Amérique latine n’ont pas de réponse simple.
- Les chiffres de mortalité seuls ne suffisent pas ; il faut aussi connaître le nombre de personnes qui participent à l’activité concernée.
- Pour prendre l’exemple du taux de mortalité lié aux accidents de ski ou de snowboard, on se base sur une moyenne de 0,7 décès par million de visites dans les stations américaines officielles.
- Lorsqu’on compare les risques de différentes activités, il faut aussi prendre en compte le temps qu’elles demandent.
- Le terme « micromort » désigne une probabilité d’un décès sur un million due à une activité donnée, et cette page propose une comparaison de diverses activités.
- Par exemple, la probabilité de mourir lors d’un saut en parachute est « non ».
- Elle est plus proche d’environ 10 micromorts.
- Comme la probabilité peut varier fortement selon le comportement individuel, appliquer à une personne la moyenne observée sur l’ensemble de la population demande du bon sens.
- Par exemple, la probabilité de mourir au cours d’un trajet de 200 miles en voiture en Californie est « oui ».
- On utilise ici un taux d’environ 1 décès pour 150 millions de miles-véhicules en Californie.
- La probabilité d’être frappé par la foudre est « non ».
- Il n’existe pas de données fiables sur le fait d’être frappé par la foudre, et sans aide médicale, le cas peut ne pas apparaître dans les statistiques officielles.
- Enfin, la probabilité pour un homme d’avoir un cancer du sein est « non ».
- L’incidence du cancer du sein chez l’homme est rare, mais plus fréquente qu’on ne le pense : le risque au cours de la vie est d’environ un sur mille, et le risque de décès d’environ un sur cinq mille.
- Pour évaluer les effets des maladies, du tabagisme, de l’obésité, etc., il vaut mieux utiliser le concept de « microlife ».
- Il correspond à une variation d’environ 30 minutes de l’espérance de vie, soit approximativement un millionième d’une vie adulte.
L’avis de GN⁺
- L’expression « une chance sur un million » est souvent utilisée dans les conversations quotidiennes comme une exagération pour diverses situations, mais les événements qui ont réellement cette probabilité sont très rares et dépendent de conditions précises.
- Comprendre et calculer ce type de probabilité aide à développer une pensée statistique et joue un rôle important dans la gestion du risque et la prise de décision.
- Comme le niveau de risque peut varier fortement selon les comportements et les circonstances, il faut être prudent lorsqu’on applique à un individu des moyennes démographiques.
2 commentaires
Commentaires Hacker News
Supposons, de façon très généreuse, que la probabilité que quelqu’un s’appelle « Mark Xu » soit de 1 sur 1 000 000.
Le fait que j’aie dit « Mark Xu » correspond alors à un rapport de vraisemblance de 20 000 000 contre 1, soit environ 24 bits de preuve.
Les affirmations extraordinaires exigent des preuves extraordinaires, mais les preuves extraordinaires peuvent être plus courantes qu’on ne le pense.
Quelqu’un pourrait-il m’expliquer de quoi il s’agit ? Je ne comprends pas, je suis un peu bête 😭