1 points par GN⁺ 2024-03-24 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp

Visite : la meilleure dystopie des années 1970, Scarfolk

  • Richard Littler a créé un blog et un livre sur la ville dystopique fictive de Scarfolk en s’appuyant sur les peurs de son enfance.
  • Scarfolk se compose de divers faux objets commémoratifs qui parodient la société totalitaire de la Grande-Bretagne des années 1970.
  • Inspiré par le design réel des années 1970, Littler crée des images qui ressemblent à de véritables objets.

D’où vient le concept de Scarfolk ?

  • Scarfolk est né des souvenirs d’enfance de Littler dans la Grande-Bretagne des années 1970.
  • Enfant, il ne parvenait pas à distinguer ses cauchemars de la réalité, et c’est cette expérience qui a inspiré la création de Scarfolk.
  • Scarfolk est influencé par Monty Python, George Orwell, la musique et diverses références culturelles.

Scarfolk est-il une version alternative de votre enfance ?

  • Scarfolk est une image à moitié remémorée de l’enfance de Littler, qui évite les représentations populaires ou typiques des années 1970.
  • Scarfolk fait remonter à la surface des souvenirs oubliés et propose une histoire fictive qui remplace des souvenirs devenus flous.

Les années 70 étaient-elles vraiment dystopiques ?

  • Littler repense aux années 70 en reconnaissant leur face sombre.
  • Il existait alors une réalité instable, marquée par l’insécurité industrielle, les économies d’électricité, les émeutes et le terrorisme.
  • La culture de l’époque était fascinée par le surnaturel et l’occultisme, ce qui se rattache au concept de hauntology dans Scarfolk.

En tant que designer, qu’est-ce que vous préférez le plus dans l’esthétique de cette époque ?

  • Littler aime les lignes épurées du modernisme et les typographies simples.
  • Il est aussi attiré par les idées d’une époque pré-numérique en déclin matériel.

Quelle est votre méthode habituelle pour créer les visuels de Scarfolk ?

  • Littler utilise deux approches : trouver des images sur Internet ou dans ses propres livres et improviser à partir d’elles, ou partir d’une idée puis chercher les images qui lui correspondent.

Des gens ont-ils déjà pris vos créations pour de vrais artefacts ?

  • Littler raconte que certaines personnes ont contacté Penguin pour essayer d’acheter de faux livres de Scarfolk.
  • Certains billets consacrés à Scarfolk sont parfois pris pour authentiques par des lecteurs qui ne perçoivent pas la satire.

Comment Scarfolk reflète-t-il la culture contemporaine ?

  • Scarfolk traite de thèmes comme la surveillance et la réduction des droits civiques, en tordant ou en exagérant les évolutions politiques contemporaines pour les tourner en satire.

L’avis de GN⁺

  • Scarfolk aborde de manière satirique les angoisses et les peurs de la société contemporaine, offrant un éclairage intéressant sur la façon dont nous nous souvenons aujourd’hui du passé et le réinterprétons.
  • L’approche créative de Richard Littler illustre la puissance d’un message transmis par la combinaison du design et du storytelling.
  • Représenter les problèmes de la société actuelle à travers le prisme du passé permet de les regarder sous un autre angle.
  • Un projet comparable à Scarfolk est la série télévisée 'Black Mirror', qui explore les aspects les plus sombres de la technologie et de la société contemporaines.
  • Le projet Scarfolk rappelle l’importance et l’impact des supports physiques à l’ère numérique, en offrant un contraste avec l’immatérialité propre aux médias numériques.

1 commentaires

 
GN⁺ 2024-03-24
Commentaires sur Hacker News
  • Certains estiment que les actions de l’actuel gouvernement britannique rappellent parfois Scarfolk (un blog situé dans un village britannique fictif). Par exemple, si le message « si vous entrez illégalement au Royaume-Uni, vous ne pourrez pas accéder au système britannique moderne d’esclavage » figurant dans un visuel tweeté par le Premier ministre était présenté avec une police des années 70 et dans le style d’une vieille affiche, ce serait du pur style Scarfolk.
  • Un utilisateur dit qu’à chaque fois qu’il quitte un emploi ou qu’un bureau ferme, il imprime quelques affiches Kak et les cache. Il possède aussi le livre Scarfolk, qu’il considère comme une œuvre d’art bizarre et glaçante.
  • Quelqu’un mentionne se souvenir avoir vu à l’école, enfant, un film de prévention intitulé « The Finishing Line », produit en 1977. Ce film contient un message d’avertissement disant de ne pas jouer près des voies ferrées.
  • Certains trouvent que la situation du Royaume-Uni dans les années 1970 semblait plus déprimante qu’ailleurs. Ils soulignent aussi que les programmes pour enfants britanniques de l’époque contenaient des éléments inquiétants et peu adaptés à leur âge.
  • Selon un commentaire, la série « Look Around You » représente une version plus sombre de l’esthétique des vidéos éducatives britanniques de la fin des années 70 et du début des années 80.
  • Un commentaire plaisante sur l’envie d’avoir le livre consacré aux enfants et aux hallucinogènes. L’idée serait de le laisser bien en vue quand des parents viennent déposer leurs enfants pour jouer.
  • Un utilisateur dit avoir commandé les livres Discovering Scarfolk et The Scarfolk Annual après avoir lu l’article d’Atlas Obscura. Il apprécie particulièrement l’humour autour du thème de la surveillance de BBC 1, « nous vous observons ».
  • Un commentaire regrette que l’émission télévisée sur Scarfolk n’ait finalement jamais été produite. Il partage aussi un lien vers des produits dérivés liés à Scarfolk.
  • Quelqu’un dit que parmi les affiches d’il y a presque quatre ans, sa préférée est celle sur la « loi de distanciation sociale des années 1970 ».
  • Un lien vers la « vraie » affiche du festival Brexit Britain créée par Richard Littler est partagé. Cette affiche contient un contenu satirique.