- Depuis l’adoption par la ville de New York d’un système de péage de congestion, le trafic a baissé et la pollution aux particules fines a diminué de 22 %.
- Les véhicules doivent payer des frais de 9 dollars aux heures de pointe pour traverser la zone congestionnée de Manhattan, et pendant les six premiers mois, le trafic a chuté de 11 %, les accidents de 14 % et les plaintes liées au bruit de 45 %.
- Une équipe de recherche de l’université Cornell a analysé les données de trafic, météorologiques et de qualité de l’air, confirmant que les concentrations de particules fines dans la zone de péage de congestion avaient nettement diminué.
- La réduction de la pollution est plus importante qu’à Stockholm et Londres et ses effets se sont propagés jusqu’aux zones périphériques de Manhattan.
- Les chercheurs estiment qu’il en résulte une amélioration de la qualité de l’air à l’échelle de la métropole, car les citoyens ont privilégié des modes de transport propres, comme les transports en commun ou les livraisons nocturnes.
Mise en œuvre du péage de congestion à New York et premiers effets
- La ville de New York a introduit dès janvier un régime de congestion pricing, imposant une redevance de 9 dollars aux véhicules qui traversent la zone congestionnée de Manhattan.
- La redevance s’applique pendant les heures de pointe, avec pour objectif de réduire la congestion.
- Durant les six premiers mois, une baisse de 11 % du trafic, de 14 % des accidents et de 45 % des plaintes liées au bruit a été signalée.
- Ces chiffres sont fondés sur les données publiées par les autorités municipales.
Résultats de la recherche sur la baisse de la pollution particulaire
- Une équipe de recherche de l’université Cornell a analysé les données de qualité de l’air, de trafic et météorologiques avant et après la mise en place du péage de congestion.
- Selon cette analyse, la pollution aux particules fines a diminué de 22 % dans les zones soumises au péage.
- Les particules fines sont un facteur majeur qui augmente les risques d’asthme, de maladies cardiaques, de cancer du poumon et d’infarctus, et sont identifiées comme un facteur mondial de mortalité précoce.
- Les résultats de la recherche ont été publiés dans la revue scientifique npj Clean Air.
Comparaison avec d’autres villes et effet de diffusion territoriale
- La baisse de pollution observée à New York est supérieure à celle de villes ayant déjà adopté un péage de congestion, comme Stockholm et Londres.
- Les chercheurs indiquent que l’effet de réduction de la pollution s’est propagé au-delà du Lower Manhattan vers l’ensemble de la région métropolitaine.
- Cela ne signifie pas un simple déplacement du trafic vers la périphérie, mais un changement global des modes de déplacement.
Interprétation des chercheurs et changement de comportement
- Le responsable de l’étude, Timothy Fraser, a déclaré qu’il était « très encourageant de voir une amélioration de la qualité de l’air à l’échelle de la grande ville ».
- Il a expliqué que le péage de congestion n’avait pas déplacé le trafic vers les zones périphériques ; il a plutôt favorisé un choix de transports plus propres, notamment une hausse de l’usage des transports en commun et des livraisons nocturnes.
- Ce changement réduit le trafic au centre-ville, ce qui limite l’accumulation de smog.
Signification politique
- Le système de péage de congestion est considéré comme un cas où l’amélioration de la qualité de l’air urbain et l’augmentation de l’efficacité du trafic ont été obtenues simultanément.
- Le cas de New York montre que l’approche intégrée des politiques de transport urbain et de politique environnementale peut produire des résultats concrets
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