L’or dépasse les bons du Trésor américain et devient le premier actif mondial de réserve de change
(economictimes.indiatimes.com)- En 2026, la valeur des réserves d’or atteint environ 4 000 milliards de dollars, dépassant les 3 900 milliards de dollars de bons du Trésor américain et faisant de l’or le premier actif mondial de réserve de change
- Le prix de l’or a progressé de plus de 70 % sur l’année 2025, franchissant 4 500 dollars l’once, sous l’effet des tensions géopolitiques et des craintes inflationnistes
- Les banques centrales de Chine, d’Inde, de Turquie et du Qatar, entre autres, réduisent leur dépendance au dollar et accroissent leurs achats d’or comme valeur refuge, portant leurs réserves à 36 000 à 37 000 tonnes
- Avec l’incertitude budgétaire aux États-Unis et la polarisation politique, l’attrait pour les actifs libellés en dollars s’affaiblit, tandis que l’or s’impose comme un instrument clé de couverture du risque et de diversification des actifs
- Dans un contexte de diversification des réserves de change et d’accélération de la multipolarisation monétaire mondiale, l’or retrouve sa crédibilité comme réserve de valeur, avec un potentiel haussier durable
L’or dépasse les bons du Trésor américain et devient le premier actif mondial de réserve de change
- En 2026, la valeur totale des réserves d’or atteint environ 4 000 milliards de dollars, dépassant les 3 900 milliards de dollars de bons du Trésor américain détenus
- C’est la première fois depuis 1996 que l’or dépasse les bons du Trésor américain et devient le premier actif mondial de réserve de change
- Le prix de l’or a bondi de plus de 70 % sur l’année 2025, franchissant 4 500 dollars l’once
- Cette hausse s’explique par la combinaison de tensions géopolitiques, de craintes inflationnistes et de l’incertitude budgétaire américaine
- L’aggravation des tensions au Moyen-Orient, les débats américains sur le plafond de la dette et l’évolution de la politique commerciale ont affaibli la confiance dans le dollar
- Les banques centrales des pays émergents considèrent l’or comme un outil de protection contre l’inflation et contre le risque de gel d’actifs
Hausse des achats d’or des banques centrales et évolution de la structure des réserves
- Ces dernières années, les banques centrales ont maintenu des achats d’or soutenus, portant leurs réserves à 36 000 à 37 000 tonnes
- Cela représente environ 25 à 27 % des réserves officielles mondiales de change
- La moyenne annuelle des achats, de 473 tonnes dans les années 2010, est récemment passée à 900 à 1 100 tonnes, soit plus du double
- Parmi les principaux acheteurs figurent la Chine, l’Inde, la Turquie et le Qatar, dans une démarche claire de réduction de leur dépendance aux actifs en dollars
- Certains pays augmentent la part de l’or pour se prémunir contre les sanctions ou les brusques variations de change
- L’or est considéré comme un actif sans risque de contrepartie (counterparty risk), impossible à mettre en défaut ou à geler
Risques géopolitiques et demande de valeurs refuges
- En 2025, le conflit militaire entre Israël et l’Iran ainsi que l’instabilité au Moyen-Orient ont fait exploser la demande d’or
- Les tensions sur les chaînes d’approvisionnement énergétiques et les risques de guerre ont alimenté la « prime de peur » des investisseurs
- Début 2026, après l’arrestation du président vénézuélien Maduro par les forces spéciales américaines, les prix de l’or et de l’argent ont fortement grimpé
- Le chaos économique en Iran et l’extension des manifestations ont également renforcé l’anxiété des marchés
- Cet ensemble de risques a structurellement renforcé la préférence des banques centrales pour les valeurs refuges
- Contrairement aux obligations ou aux devises, l’or a été réévalué comme un actif sans risque de crédit fondamental
Affaiblissement relatif du dollar américain
- Le dollar représente toujours 45 à 58 % des réserves mondiales de change, conservant ainsi sa position dominante
- Toutefois, le dépassement des bons du Trésor américain par l’or traduit une évolution structurelle des stratégies de gestion du risque et de diversification
- Le déficit budgétaire américain, la polarisation politique et l’incertitude sur la politique monétaire affaiblissent l’attrait pour les actifs obligataires
- Les experts anticipent une poursuite de la demande structurelle d’or au-delà de 2026
- Si les achats des banques centrales se poursuivent et que le dollar reste faible, le prix de l’or pourrait dépasser 4 800 dollars l’once
Impact sur les marchés mondiaux et les investisseurs
- Diversification des réserves de change : les pays conservent à la fois de l’or, des bons du Trésor américain et d’autres actifs afin d’assurer simultanément liquidité et sécurité
- Évolution du marché des changes : le recul de la demande pour les actifs libellés en dollars accélère la multipolarisation monétaire mondiale
- Signal sur l’inflation et les taux : la hausse de la demande d’or reflète la prudence face aux taux réels et aux perspectives d’inflation
- Évolution du sentiment des investisseurs : le renforcement du statut de l’or consolide sa crédibilité retrouvée comme réserve de valeur
- Selon certaines prévisions, le prix de l’or pourrait atteindre 5 000 dollars l’once d’ici la fin de l’année
- Les banques centrales des pays émergents maintiennent leur objectif de porter l’or à 20 à 25 % de leurs réserves
- Si les pays en développement dont la part d’or reste inférieure à 10 % poursuivent leurs achats, des prix durablement élevés à long terme restent possibles
Questions fréquentes (FAQ)
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Pourquoi l’or a dépassé les bons du Trésor américain
- Les banques centrales du monde entier détiennent environ 4 000 milliards de dollars d’or, soit plus que les 3 900 milliards de dollars en bons du Trésor américain
- La hausse du prix de l’or, les tensions géopolitiques et la diversification hors des actifs en dollars sont les principaux facteurs
- Les banques centrales augmentent la part de l’or pour se protéger contre les incertitudes budgétaires et géopolitiques
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Principaux pays acheteurs d’or
- La Chine, l’Inde, la Turquie et le Qatar figurent parmi les principaux acheteurs
- Les achats annuels atteignent 900 à 1 000 tonnes, soit plus du double de la moyenne des années 2010
- Cela reflète une tendance mondiale à la recomposition des réserves de change autour des valeurs refuges
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