L’effondrement de l’âge du bronze récent
(acoup.blog)- Vers 1220-1170 av. J.-C., en Méditerranée orientale et au Moyen-Orient, des États, des villes et des réseaux commerciaux se sont effondrés en chaîne, mais il ne s’agissait pas d’un effondrement unique où toutes les régions auraient disparu simultanément
- Les États palatiaux grecs et l’Empire hittite ont subi des dommages si importants qu’ils ont disparu, tandis que le Levant a décliné de manière inégale ; en revanche, les États d’Égypte et de Mésopotamie ont survécu et sont entrés dans un long déclin
- Il n’existe pas de cause unique établie ; le modèle qui correspond le mieux aux preuves actuelles est celui d’une amplification mutuelle entre aridification et mauvaises récoltes, réserves épuisées par la guerre, vulnérabilité des économies palatiales centralisées, contraction du commerce, et déplacements de réfugiés et de groupes armés
- L’« invasion dorienne » et une éruption volcanique unique ne correspondent pas à la chronologie ni aux données archéologiques ; les Peuples de la mer (Sea Peoples) étaient probablement moins un peuple unique ayant provoqué l’effondrement qu’un ensemble multiethnique venu de plusieurs régions plongées dans le chaos
- Après l’effondrement, le Linear B et le système palatial ont disparu en Grèce, les poleis se sont développées, et au Levant sont apparues les cités phéniciennes ainsi qu’Israël et Juda, formant un ordre du début de l’âge du fer
L’effondrement en chaîne d’un monde du bronze interconnecté
- À l’âge du bronze récent, vers 1500-1200 av. J.-C., les grandes puissances de Mésopotamie, d’Anatolie, de Syrie, du Levant et d’Égypte étaient étroitement reliées par la diplomatie et le commerce à longue distance
- Les principales puissances étaient l’Empire babylonien moyen de la dynastie kassite, l’Empire médio-assyrien, l’Empire hittite et le Nouvel Empire égyptien
- Pour fabriquer le bronze nécessaire aux grandes armées, il fallait se procurer à la fois du cuivre et de l’étain, produits dans des régions différentes ; le commerce à longue distance était donc incontournable
- Les États palatiaux de Grèce et de Crète se trouvaient à l’extrémité occidentale de ce système et étaient bien plus petits que les grandes puissances du Proche-Orient
- L’effondrement a été un processus de destructions, d’abandons et de contractions survenus selon des calendriers et avec des intensités variables d’une région à l’autre, vers 1220-1170 av. J.-C.
- En Grèce, vers 1200-1180 av. J.-C., presque tous les centres palatiaux mycéniens ont été détruits ou se sont effondrés
- L’Empire hittite s’est désintégré sous diverses pressions et a disparu vers 1170 av. J.-C. ; sa capitale, Hattusa, n’a pas été reconstruite
- Ougarit a été détruite par un incendie vers 1190 av. J.-C. ; des tablettes demandant des renforts face à une menace grave ont été conservées, cuites par le feu
- Le Nouvel Empire égyptien semble avoir repoussé des invasions lors de la bataille du Delta (Battle of the Delta) vers 1179 av. J.-C. et de la bataille de Djahy (Battle of Djahy) vers 1178 av. J.-C., mais sa capacité à projeter sa puissance militaire à l’extérieur s’est ensuite fortement affaiblie
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Des conséquences différentes selon les régions
- En Grèce et en Anatolie, l’urbanisation et les systèmes étatiques centralisés ont fortement reculé
- L’Empire médio-assyrien a vu son territoire se réduire, mais il a survécu, et la Babylonie kassite ne s’est pas effondrée immédiatement
- Sidon et Byblos n’ont pas été détruites, tandis que Tyr et Jérusalem ont également survécu et gagné en importance à l’âge du fer
- Les grandes villes d’Égypte et de Mésopotamie se sont maintenues, mais ont connu un long déclin économique et politique
- Même les établissements non détruits se sont appauvris ou réduits sur plusieurs décennies, si bien qu’après le bref moment des destructions s’est prolongée une longue traîne de déclin
Un processus où plusieurs chocs se sont amplifiés mutuellement
- L’interprétation la plus convaincante est un modèle composite, dans lequel plusieurs chocs se sont combinés plutôt qu’une catastrophe unique
- L’aridification exceptionnelle et les mauvaises récoltes des années 1190 av. J.-C. ont touché plus directement la Grèce, l’Anatolie et le Levant, qui dépendaient de l’agriculture pluviale
- L’extension des guerres et la construction de fortifications ont pu réduire les ressources mobilisables en temps de crise, comme les céréales stockées, la main-d’œuvre et les biens précieux
- Dans les économies palatiales, où le palais royal et les temples géraient de façon centralisée les terres, les surplus et la main-d’œuvre non agricole, les mauvaises récoltes pouvaient ébranler à la fois l’appareil administratif et militaire et la légitimité religieuse du pouvoir royal
- L’effondrement d’un État mettait aussi les autres sous pression via la baisse du commerce, les ruptures d’approvisionnement en bronze, les pertes fiscales, et les déplacements de réfugiés et de bandes de pillards
- Les États palatiaux grecs se sont probablement effondrés les uns après les autres sous l’effet de tensions internes et de pénuries de ressources, plutôt qu’à cause d’une invasion ponctuelle par un peuple extérieur
- Comme les palais étaient au centre de l’emploi et de l’entretien des guerriers, leur effondrement a pu accroître le nombre de guerriers sans emploi, de pillards et de réfugiés, mettant sous pression les palais voisins et les réseaux commerciaux
- L’Empire hittite, déjà affaibli par sa rivalité avec l’Égypte et l’Assyrie, n’a vraisemblablement pas résisté aux mauvaises récoltes, aux perturbations du commerce et à l’augmentation des pillages
- L’Égypte, l’Assyrie et la Babylonie ont perdu de grands partenaires commerciaux et l’accès à certaines ressources, et se sont repliées sur leurs territoires centraux
Le nouvel ordre formé après l’effondrement
- Le recul des anciens empires a ouvert un espace à de nouvelles formes politiques et culturelles
- En Grèce, le Linear B a entièrement disparu, et un nouvel alphabet grec a été adopté au VIIIe siècle av. J.-C. sur la base de l’alphabet phénicien
- Après la disparition des économies palatiales centralisées, les poleis, caractérisées par un pouvoir central faible, se sont développées ; le terme
basileus, qui désignait un chef de village à l’époque mycénienne, en est venu plus tard à désigner un roi - Les cités phéniciennes comme Byblos, Sidon et Tyr ont reconnecté les réseaux commerciaux méditerranéens, et l’alphabet phénicien a servi de base au développement de l’alphabet latin via l’alphabet grec et les écritures italiques anciennes
- Dans le contexte de fragmentation politique du Levant méridional, Israël et Juda sont apparus, mais l’existence d’une « monarchie unifiée (united monarchy) » vers 1000 av. J.-C. fait débat parmi les chercheurs
- L’Assyrie, qui avait survécu, s’est de nouveau étendue sous la forme de l’Empire néo-assyrien, mettant fin à partir du IXe siècle av. J.-C. à la période d’indépendance de la région
Ce que montrent les données archéologiques, et leurs limites
- Les principales preuves de l’effondrement de l’âge du bronze récent sont les couches de destruction, de minces strates de cendres et de débris indiquant l’incendie, la destruction ou le démantèlement de bâtiments
- L’archéologie montre ce qui a brûlé et été abandonné, mais elle a ses limites pour déterminer qui a détruit quoi, pourquoi, et à quelle date exacte
- Les lettres fragmentaires et les inscriptions insistant sur les victoires des rois doivent elles aussi être interprétées avec prudence
- À mesure que de nouvelles fouilles sont menées, la liste des sites détruits, survivants ou en déclin change, et l’ampleur comme les trajectoires de l’effondrement sont continuellement révisées
- L’effondrement lui-même déforme aussi la quantité de sources conservées
- Quand des archives brûlent, les tablettes d’argile cuisent comme de la poterie et se conservent, ce qui peut paradoxalement augmenter le nombre de documents datant du moment de la destruction
- Les sites abandonnés sont plus faciles à fouiller, car les villes modernes ne les recouvrent pas
- À l’inverse, après l’effondrement, la production écrite et les biens issus du commerce à longue distance diminuent, tandis que l’usage du bois et de la brique crue augmente, ce qui entraîne une chute marquée des sources pour le début de l’âge du fer, en particulier en Grèce
Pourquoi les anciennes explications monocausales ne conviennent pas
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L’hypothèse de l’invasion dorienne
- L’« invasion dorienne (Dorian Invasion) » est une théorie du XIXe siècle selon laquelle des Grecs venus de l’extérieur auraient conquis la Grèce mycénienne, mais ses présupposés essentiels se sont effondrés
- Michael Ventris a démontré en 1952 que le Linear B était déjà une écriture notant le grec
- De la fin de l’Helladique récent au début de la période géométrique, la céramique et les objets d’art ne montrent pas de rupture complète de la culture matérielle
- L’explication selon laquelle les Grecs seraient arrivés à la fin de l’âge du bronze et auraient détruit la civilisation mycénienne a donc été abandonnée, sans pour autant exclure la possibilité de mouvements de population internes à la région
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L’hypothèse d’une éruption volcanique unique
- L’éruption minoenne de Théra s’est produite vers 1600 av. J.-C., bien avant l’effondrement de l’âge du bronze récent
- La datation estimée de l’éruption de l’Hekla se situe entre 1159 et 929 av. J.-C. et est généralement plus proche de 1000 av. J.-C. ; elle ne peut donc pas avoir causé l’effondrement des palais mycéniens, déjà commencé plusieurs décennies auparavant
- Il reste possible que l’éruption de l’Hekla ait aggravé un déclin déjà en cours, mais l’impact climatique volcanique lui-même est incertain
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L’identité incertaine des Peuples de la mer
- Les Peuples de la mer, mentionnés dans les inscriptions égyptiennes, ne constituent pas un peuple unique ni un groupe dont l’identité serait établie
- Les Ekwesh et les Denyen pourraient désigner les Achaioi et les Danaioi grecs, tandis que les Lukka semblent être un groupe anatolien
- L’identité des Sherden, Shekelesh et Peleset reste très incertaine, et les Peleset pourraient correspondre aux Philistins
- Les données actuelles s’accordent assez bien avec l’interprétation selon laquelle des migrants, réfugiés, guerriers sans emploi et groupes de pillards issus des troubles en mer Égée, en Anatolie et au Levant entre 1205 et 1170 av. J.-C. se seraient déplacés en coalition multiethnique, mais les preuves restent limitées
Portée de cette vue d’ensemble et discussions omises
- Cette vue d’ensemble n’est pas une analyse approfondie reflétant l’ensemble des recherches spécialisées récentes sur l’âge du bronze récent et le début de l’âge du fer au Proche-Orient, mais un résumé introductif de base ; chaque étape des modèles causaux repose elle aussi sur des données incomplètes
- Lors du traitement de l’entrée, une partie du texte original a été omise en raison de contraintes de longueur et de coût ; cette synthèse ne couvre donc pas tous les exemples et débats du texte original
- Les hypothèses et spéculations élargies présentes dans les commentaires des lecteurs, concernant les cultures Terramare, nuragique et argarique, la Péonie, l’âge du bronze nordique, Sparte et le système des hilotes, ne faisant pas partie du corps de l’article, elles sont exclues du résumé principal
1 commentaires
Avis sur Hacker News
L’historien Eric H. Cline a écrit plusieurs livres sur cette période, et considère notamment 1177 av. J.-C. comme le point de bascule de l’effondrement de l’âge du bronze. Son interprétation est que la dégradation des routes commerciales maritimes internationales a affaibli les États de l’époque, et je l’ai découvert récemment via les recommandations YouTube
Exemple : https://youtu.be/choxcHXhZhE?is=t5lDwQQpqPsE2k5M
Cline insiste sur une sécheresse extrême qui aurait duré plusieurs siècles, mais l’article d’ACOUP semble l’omettre. L’identité des responsables de la destruction de certaines villes portuaires reste floue ; cela pourrait être lié à l’hypothèse migratoire qu’ACOUP rejette, et cette migration elle-même pourrait avoir été une conséquence de la sécheresse
La ville portuaire en question est probablement Ugarit. Si je me souviens bien, alors que la sécheresse et la famine avaient affaibli toutes les puissances, l’armée d’Ugarit avait été mobilisée pour soutenir les Hittites, et Ugarit a fini par être abandonnée aux Peuples de la mer. Les Peuples de la mer donnent l’impression d’être une sorte de constante cosmologique servant à combler ce qu’on n’explique pas, mais les progrès de l’archéologie des épaves donneront peut-être un jour une réponse plus claire
On peut considérer que l’affaiblissement de l’Égypte a rendu l’Exode possible, ou au contraire que l’Exode a provoqué cet affaiblissement ; à l’époque de Josué et des Juges, on observe un vide du pouvoir sans roi centralisé et des luttes d’hégémonie récurrentes. Les Philistins, que les historiens identifient parfois comme l’un des groupes réels des Peuples de la mer, prennent souvent l’avantage grâce à des armes en fer
Comparer un seul article de Devereaux aux nombreux livres de Cline, autorité dans ce domaine, implique forcément des niveaux de détail différents. Son ouvrage suivant, 《After 1177 B.C.》, examine sous l’angle de la résilience la manière dont chaque société a résisté à l’effondrement et s’en est relevée, ou a échoué ; si vous avez aimé 《1177 B.C.》, il vaut la peine d’être lu
Aujourd’hui, l’immense quantité de céréales utilisée pour l’alimentation animale pourrait être réorientée vers l’alimentation humaine en cas de crise, et le transport maritime mondial amortit les variations de production sur de vastes régions. Cela dit, une éruption volcanique de type Toba resterait une catastrophe majeure
Comme le mentionne l’auteur, la guerre de Troie de l’《Iliade》 pourrait être le résultat d’un reflet de ces événements
Le nouveau livre de Patrick Wyman, 《Lost Worlds》, publié dans le prolongement de son podcast Tides of History, mérite aussi d’être lu si ce sujet vous intéresse. Il part du principe que le récit habituel d’une progression de l’histoire ancienne, linéaire, des chasseurs-cueilleurs vers l’agriculture puis des campagnes vers les villes et les États, est fondamentalement faux
L’histoire selon laquelle l’agriculture, les surplus de production, les inégalités, les hiérarchies autour des prêtres et des chefs, puis les monuments, les villes, les États et l’écriture seraient apparus dans cet ordre, avec pour centres le Croissant fertile et la vallée du Nil, est en partie fausse et, plus encore, très incomplète. L’histoire réelle a connu des cycles d’essor et de déclin, et les villes comme les civilisations qui ont réussi ou échoué constituaient toutes, à leur époque, des trajectoires plausibles. Elle regorge d’exemples de villes qui ont existé pendant 1 500 ans il y a 7 000 ans, avant de disparaître et d’être presque inconnues aujourd’hui
Il y a 3 500 ans, on se battait pour le cuivre de Chypre ; aujourd’hui, on se dispute le cuivre, le cobalt et les lanthanides de Lobito au nom du dieu de la puissance de calcul. Si les ressources de calcul s’épuisent, la société s’effondrera, et après un nouvel âge sombre, une ère quantique nécessaire à la survie pourrait apparaître, comme l’âge du fer
Du point de vue des gens de l’époque, il est aussi possible que l’effondrement ait été compris comme l’œuvre de dieux en colère
La raison pour laquelle l’effondrement de la fin de l’âge du bronze est aujourd’hui un sujet de recherche fascinant, c’est qu’il ressemble à notre époque. Outre l’IA, la dépendance au pétrole pourrait aussi être un facteur d’effondrement moderne
Le bronze est un alliage de cuivre et d’étain : le cuivre est courant, mais l’étain est rare, ce qui nécessitait un vaste réseau commercial. Même si le pétrole n’est pas rare dans l’absolu, sa répartition est inégale selon les régions ; la chaîne mondiale d’approvisionnement en pétrole d’aujourd’hui est donc vulnérable, comme l’était la chaîne d’approvisionnement en étain des empires de l’âge du bronze
Cela dit, le texte m’a semblé confus parce que son système de datation n’est pas cohérent, avec par exemple l’usage de BC/AD puis l’omission des indications chronologiques ; et j’ai aussi tiqué sur le fait que, dans le monde académique, BCE/CE est l’usage courant depuis plus de vingt ans. Ces points me font me demander si l’auteur ne dépend pas trop de l’IA
Pour le pétrole aussi, la situation est différente de celle du passé, surtout aux États-Unis. Le détroit d’Hormuz, par lequel transite 20 % de l’approvisionnement mondial, a été complètement fermé, puis partiellement rouvert, avant de se refermer presque entièrement, et pourtant le monde continue de fonctionner de façon relativement normale ; le choc est bien moindre qu’il y a vingt ans
La conclusion que je tire de cet article est qu’un effondrement ne se produit pas forcément d’un seul coup. Même les personnes qui le vivent directement peuvent ne pas se rendre compte qu’elles sont en plein dedans
En tant que Grec, je suis fier de cette histoire qui a connu, depuis son apogée, plusieurs cycles de prospérité et de déclin. Le dernier âge d’or a été la période classique du Ve siècle av. J.-C., puis, après l’époque hellénistique d’Alexandre, le relais de la civilisation a été transmis aux Romains
Cette dynamique s’est poursuivie pendant environ un millénaire, jusqu’à peu avant la naissance de Jésus, puis s’est répétée de manière similaire en Europe et dans le monde jusqu’à aujourd’hui. Les causes du déclin étaient généralement banales, comme des guerres de différentes ampleurs et le changement climatique ; la ressemblance avec notre époque n’est pas un hasard
Les Romains vénéraient de nombreux éléments de la culture grecque, et les privilèges dont tout ce qui était grec jouissait dans l’empire ont aussi contribué au déplacement de la capitale vers la ville grecque de Byzance, rebaptisée Constantinople. Plutôt qu’un passage de relais, cela ressemble davantage à une reprise du pouvoir suivie d’une longue résistance
Mon hypothèse personnelle est que les réseaux commerciaux en période d’effondrement peuvent se transformer en réseaux de superpropagation du déclin. Les cités-États côtières à court de nourriture disposent toujours de navires marchands ; s’emparer d’autres villes et de leurs bateaux devient donc le choix le plus logique
Si des actes de piraterie — piller la nourriture de gens affamés pour nourrir sa propre famille un jour de plus — se propagent en chaîne le long des côtes, villes et civilisations peuvent finir par disparaître. Les villes de l’intérieur, en revanche, auraient été moins touchées et auraient éliminé les nouvelles puissances pirates qui avaient pris le contrôle des anciennes capitales côtières
J’ai traduit une carte qui n’existait pas en version anglaise et je l’ai mise en ligne sur [https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Moyen_Orient_13e_si%...](https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Moyen_Orient_13e_si%C3%A8cle.svg). J’aimerais bien que quelqu’un puisse relire la traduction
https://www.oldmapsonline.org/en/history/regions#position=5/...
《Why the West Rules—For Now: The Patterns of History, and What They Reveal About the Future》 de Ian Morris ne place pas ce sujet au centre, mais le traite d’une manière très intéressante. La thèse du livre est controversée, mais pour un non-spécialiste, c’était un excellent guide pour parcourir les grandes tendances de long terme de l’histoire humaine