- Une atmosphère a été détectée sur la planète rocheuse LHS 1140 b, située à 48 années-lumière de la Terre, une première pour une planète tellurique située dans la zone habitable en dehors du Système solaire
- Le seul gaz détecté jusqu’à présent est l’hélium, probablement présent dans la haute atmosphère, mais il reste possible que d’autres gaz existent dans des couches atmosphériques plus basses
- La planète orbite autour d’une étoile rouge, bien plus petite et plus froide que le Soleil, et se trouve dans la zone de Goldilocks, où il ne fait ni trop chaud ni trop froid pour la présence d’eau liquide
- Parmi les quelque 6 000 exoplanètes découvertes, plusieurs centaines se trouvent dans la zone de Goldilocks, mais seules quelques dizaines sont petites et rocheuses, et aucune atmosphère n’y avait encore été confirmée jusqu’à présent
- Cette découverte ne confirme pas l’existence d’une vie extraterrestre, et les observations de K2-18b et TRAPPIST-1 n’ont pas non plus permis d’établir l’existence d’une vie ou d’une atmosphère de type terrestre
Atmosphère de LHS 1140 b et conditions d’habitabilité
- L’équipe de recherche du Dr Collin Cherubim, de l’université Harvard, a publié dans Science les premiers résultats montrant la détection d’une atmosphère sur une planète rocheuse orbitant dans la zone habitable d’une étoile hors du Système solaire
- LHS 1140 b se situe à 48 années-lumière de la Terre et orbite autour d’une étoile rouge, bien plus petite et plus froide que le Soleil
- Le seul gaz actuellement identifié est l’hélium, vraisemblablement présent dans la haute atmosphère, et l’hélium seul ne peut pas soutenir la vie
- D’autres gaz, plus favorables au maintien de la vie, pourraient être présents dans les couches atmosphériques inférieures
- L’équipe de recherche précise que ce résultat ne signifie pas qu’une forme de vie a été découverte
- La vie a besoin d’eau, et pour que l’eau existe, une planète doit se trouver à une distance appropriée de son étoile, ni trop proche ni trop éloignée
- Cette région est appelée zone de Goldilocks (Goldilocks zone)
- Plusieurs centaines de planètes ont été découvertes dans la zone de Goldilocks de leur étoile, mais seules quelques dizaines sont petites et rocheuses comme la Terre
- LHS 1140 b est le premier cas où une atmosphère a été confirmée sur une telle planète rocheuse
- Le Dr David Charbonneau, de l’université Harvard, souligne que le simple fait qu’une planète de type terrestre hors du Système solaire possède une atmosphère est important pour explorer la question : « Sommes-nous seuls ? »
Résultats d’observation d’autres planètes candidates à la vie
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K2-18b
- K2-18b est une sub-Neptune qui pourrait posséder une structure interne riche en eau, et un signal de sulfure de diméthyle, un gaz associé à la vie marine sur Terre, y avait déjà été observé
- Une réanalyse menée par la NASA en 2025 a montré que ce signal était trop faible pour être confirmé
- Le sulfure de diméthyle peut aussi être produit sans processus biologique
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TRAPPIST-1
- Sept planètes rocheuses y sont observées comme cibles dans la recherche de vie
- Les observations du James Webb Space Telescope excluent la possibilité d’une atmosphère de type terrestre sur TRAPPIST-1d
- Les seules données d’observation de TRAPPIST-1e ne permettent pas encore de tirer une conclusion claire
1 commentaires
Commentaires Hacker News
Je pensais que LHS 1140b ressemblait davantage à une mini-Neptune dont l’atmosphère s’évapore sous l’effet de son étoile qu’à une planète tellurique, mais des observations en spectroscopie d’émission du JWST effectuées lors de son passage derrière l’étoile excluent l’hypothèse de la mini-Neptune : https://arxiv.org/abs/2406.15136
https://toliman.space/
https://www.nasa.gov/general/direct-multipixel-imaging-and-s...
Ce n’est pas un équipement qu’on construit à l’avance pour le pointer ensuite n’importe où ; il faut envoyer la caméra dans une direction précise jusqu’à environ trois fois la distance parcourue par Voyager 1, et elle ne peut pas non plus rester longtemps à la position d’observation. Comme les technologies des sondes et la sélection des exoplanètes candidates évoluent vite, il y a de fortes chances que le matériel comme la cible soient déjà gravement obsolètes avant même d’avoir atteint la moitié du trajet, donc l’intérêt pratique est limité
La vie sur Terre a évolué pendant des milliards d’années, mais nous n’avons pu émettre et recevoir des messages spatiaux que pendant environ 50 ans ; la probabilité de découvrir une vie extraterrestre est donc réduite dans le rapport de 50 ans à plusieurs milliards d’années. Si la civilisation en face ne peut elle aussi communiquer que pendant quelques siècles tout au plus, et que nos évolutions sont indépendantes, la probabilité chute encore fortement. Cela colle donc aussi avec le fait que nous n’ayons pas observé de vie extraterrestre : nous ne sommes peut-être pas seuls, mais trop éloignés les uns des autres, et la durée de vie des civilisations pourrait être très courte
On pourrait peut-être développer dans les prochains siècles une sonde capable d’y parvenir ; je me demande quel mode de propulsion est aujourd’hui le plus crédible pour accélérer jusqu’à une vitesse proche de celle de la lumière
Même à cette vitesse, il faut 1 559 ans pour parcourir 1 année-lumière, et 74 832 ans pour 48 années-lumière, puis encore 48 ans pour confirmer l’arrivée par radio. Et ce chiffre correspond à une vitesse de pointe, pas à une vitesse maintenue
Même un vampire aurait du mal à s’enthousiasmer pour un projet sur 750 ans
L’exemple le plus durable jusqu’ici est le projet Voyager, mais on peut se demander si un gouvernement ou une entreprise peut faire preuve d’un tel engagement. Voyager a réussi parce que les gens savaient penser au très long terme, alors qu’aujourd’hui on peine déjà à planifier quelques années à l’avance