- Une mentalité managériale dépassée du type « effort maximal = résultat maximal » peut provoquer du surmenage et s’avérer plus contre-productive
- La règle des 85 % consiste à dire que ne pas fournir l’effort maximal permet d’obtenir les meilleures performances tout en évitant le burn-out
- « effort optimal = résultat maximal »
Comment construire une équipe très performante sans épuiser les gens
- Définir une heure de « fin de journée »
- Demander un peu moins que l’effort maximal
- Demander : « Est-ce que je rends votre travail plus stressant que nécessaire ? »
- Encourager les 85 %. Ne pas viser le « 100 % parfait »
- Faire attention au langage de pression : ASAP, NEED, URGENT
- Terminer les réunions 10 minutes plus tôt
- Les managers aussi doivent régler leur propre intensité de travail à 85 %
17 commentaires
Je comprends tout à fait. Quand on travaille à 100 %, si quelque chose d’imprévu survient, le choc mental peut être assez important.
Comme le dit l’article, j’ai l’impression qu’il faut travailler plus intelligemment pour obtenir les meilleurs résultats possibles.
Si l’on demandait si un système avec une utilisation du CPU à 100 % fonctionne normalement, la plupart répondraient non, mais pour les humains...
La règle des 80 % est toujours la règle n°1 pour la durabilité.
Il faut toujours garder une bonne marge pour faire face aux pics qui peuvent survenir à tout moment.
J’ai l’habitude d’enseigner aux juniors des moyens d’éviter d’être surchargés au-delà de leurs capacités (automatisation, etc.). Ceux qui assimilent bien ces approches dans une vision d’ensemble arrivent même à faire en sorte que, même si on leur demande 120 %, cela reste durablement à 80 %.
Dans l’ensemble, tout cela est juste, mais l’
intensityet l’effortsont différents, et ça pourrait être mal interprété comme une invitation à « travailler mollement ».Les juniors accordent de l’importance à leur progression en entreprise, et s’ils ne travaillent qu’à 85 % de leurs capacités, ils risquent de se faire distancer. Ceux qui veulent progresser doivent accomplir des tâches qui exigent 100 à 120 % de leurs capacités pour atteindre leur objectif. Dans une Corée où l’on est constamment en compétition et obsédé par la progression, ce texte me semble assez peu réaliste.
Si l’on donne 120 % mais que ce travail est simple et inutile, est-ce qu’on progresse ?
J’ai vu tellement de gens se voir confier une montagne de travail, puis s’y jeter dans la précipitation, en travaillant toute la nuit de manière inefficace sans même envisager de changer leur façon de travailler, avant de se réconforter en se disant qu’au moins ils avaient travaillé dur… alors j’ai du mal à adhérer à ce point de vue.
Ce n’est pas parce qu’on n’en fait qu’à 85 % qu’on progresse, mais ce n’est pas non plus parce qu’on en reçoit trop qu’on progresse.
Le surmenage est la voie royale vers les dysfonctionnements… Je suis profondément au regret de dire que je ne peux absolument pas être d’accord avec le commentaire que vous avez rédigé.
« Il faut accomplir un travail qui exige 100 à 120 % de ses capacités. »
J’ai l’impression qu’en Corée, on utilise les pourcentages de façon assez étrange. 120 %, 200 %, etc. Même si j’étais très mauvais en études et complètement idiot, la limite atteignable en étant mauvais ne peut au maximum être que de 100 %.
Si moi, dans mon intégralité, c’est 100 %, parler de 120 % est une expression tellement absurde que la plupart des gens ne semblent même pas s’en rendre compte.
C’est un état d’esprit du type
noye, ninoniyes.En tant que junior souhaitant évoluer rapidement, je partage l’avis éclairé de merong, et si possible, j’aimerais postuler dans votre entreprise ; pourriez-vous m’indiquer le nom de la société ?
Un état d’esprit typique de tâcheron
Sans voix...
La charge de travail et la difficulté d’exécution des tâches sont clairement différentes.
Il est vrai qu’on progresse en accomplissant une tâche un peu plus difficile que ses capacités (100 %) — disons à 120 %.
Mais cela me semble différent du fait d’y parvenir en utilisant 120 % de son temps de travail, voire davantage.
Exactement. Il faut se lancer dans des tâches plus exigeantes que ses capacités actuelles, pas travailler à 120 % du temps.
Haha, il n’est pas non plus obligatoire que la croissance ne s’accomplisse qu’en passant par la surcharge...