2 points par GN⁺ 2023-08-14 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp
  • Un article critique de l’argument du « je n’ai rien à cacher », souvent invoqué dans les débats sur la surveillance gouvernementale et le data mining.
  • L’argument du « je n’ai rien à cacher » suggère que la vie privée des individus n’est pas menacée tant que le gouvernement ne découvre pas d’activité illégale.
  • Selon le professeur Daniel Solove, auteur de cet article, cet argument est courant et mérite donc qu’on s’y attarde.
  • Dans son article, Solove met en lumière les failles de l’argument du « je n’ai rien à cacher ».
  • Ce texte a été rédigé pour un symposium de la San Diego Law Review et peut être téléchargé sur le site web de SSRN.
  • L’article a été révisé à plusieurs reprises, la dernière modification remontant au 27 février 2014.
  • Il indique avoir été téléchargé plus de 225 559 fois et consulté plus de 787 158 fois, ce qui témoigne de sa popularité et de sa pertinence dans les communautés technologique et juridique.
  • Cet article fait partie de la série de working papers en droit public de la George Washington University Law School.
  • Il est classé sous les codes de classification JEL C80 et D80, qui concernent respectivement les méthodologies de collecte et d’estimation des données, les programmes informatiques, ainsi que la prise de décision en général.
  • L’article indique avoir été cité 314 fois, ce qui reflète son influence dans les débats universitaires et juridiques sur la vie privée.

1 commentaires

 
GN⁺ 2023-08-14
Avis Hacker News
  • L’argument « je n’ai rien à cacher » est défaillant, car ce sont des entités qui « espionnent », et non l’individu, qui décident de ce qui est bien ou mal.
  • Dire « je n’ai rien à cacher » est incomplet si l’on ne précise pas à qui l’on n’a rien à cacher. Il est important de protéger ses informations personnelles contre les menaces potentielles.
  • Ce n’est pas parce que le comportement d’une personne est suspect qu’elle a besoin de vie privée, mais à cause du jugement et des intentions des autres.
  • L’argument « je n’ai rien à cacher » revient à considérer qu’exercer son droit à dissimuler quelque chose est suspect. Si l’on n’exerce pas ses droits, on risque de les perdre.
  • Une réfutation simple de « je n’ai rien à cacher » consiste à demander des photos nues, ce qui souligne que la vie privée ne sert pas à cacher quelque chose de mauvais ou d’illégal.
  • Edward Snowden critique l’argument « je n’ai rien à cacher » en le comparant au fait de ne pas se soucier de la liberté d’expression sous prétexte qu’on n’a « rien à dire ».
  • L’argument « je n’ai rien à cacher » est problématique, car ce qui est légal aujourd’hui ne le sera peut-être plus demain. La vie privée est importante parce que cela ne regarde pas les autres.
  • Le fait de poursuivre des personnes en s’appuyant sur l’usage abusif de données personnelles est un sujet préoccupant. Même des données apparemment inoffensives et invisibles peuvent être utilisées pour manipuler une personne ou sa famille.
  • Toutes les données stockées finissent par fuiter un jour, indépendamment des intentions initiales de l’opérateur de ces données, et peuvent ensuite être exploitées par des acteurs malveillants.