1 points par GN⁺ 2024-05-28 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp

Les difficultés de l’accession à la propriété - « Une envie de vomir »

L’évolution du marché immobilier

  • Nathan Wilkins vivait avec sa mère et sa sœur en 2019 et essayait d’économiser pour acheter une maison.
  • Mais le marché immobilier américain a rendu l’accession à la propriété plus difficile, en raison de la hausse des loyers, de l’envolée des prix des logements et de la hausse des taux d’emprunt.
  • Aujourd’hui, il paie 2 500 $ par mois de loyer (environ 1 960 livres sterling), ce qui rend l’épargne difficile.

Hausse des prix de l’immobilier

  • Le prix de vente médian des logements aux États-Unis a augmenté d’environ 30 % depuis fin 2019, atteignant 420 000 $ ce printemps.
  • Le taux des prêts hypothécaires fixes sur 30 ans est passé d’environ 3 % en 2020 à environ 7 % aujourd’hui.
  • Pour acheter un logement, il faut un revenu annuel supérieur à 100 000 $, soit bien plus que le revenu médian des ménages américains, d’environ 75 000 $.

Les difficultés d’achat d’un logement

  • Megan Holter a commencé à chercher un logement à Austin, au Texas, en 2019, mais a dû interrompre ses démarches à cause de la pandémie.
  • Cette année, elle a déménagé à Columbus, dans l’Ohio, et a acheté un logement avec un taux de 6,625 %.
  • De nombreuses personnes se retrouvent dans l’incapacité de devenir propriétaires.

Perspectives sur l’accession à la propriété

  • Selon la Réserve fédérale de New York, seuls 40,1 % des locataires pensent qu’ils deviendront un jour propriétaires.
  • Même les propriétaires sont touchés par l’évolution du marché, notamment par la hausse des impôts fonciers et des primes d’assurance.
  • Environ un tiers de l’ensemble des ménages consacre plus d’un tiers de ses revenus aux dépenses de logement.

Impact politique

  • La hausse du coût du logement représente un défi majeur pour le président Joe Biden.
  • Donald Trump accuse Biden d’être responsable du problème de l’inflation et affirme que l’économie va dans la mauvaise direction.
  • L’administration Biden a présenté des propositions pour aider les acheteurs de logements, mais leurs effets restent limités.

Taux d’intérêt et inflation

  • La Réserve fédérale subit des pressions pour abaisser les taux, mais l’inflation reste au-dessus de l’objectif de 2 %.
  • De nombreux analystes estiment qu’une baisse des taux sera possible si l’inflation se calme.
  • Mais la pénurie de logements et les loyers élevés pourraient aussi prolonger l’inflation.

L’avis de GN⁺

  • Instabilité du marché immobilier : les variations rapides des prix des logements et des taux d’intérêt représentent une lourde charge pour les acheteurs.
  • Impact politique : la question du logement est au cœur du débat politique et peut influencer le résultat des élections.
  • Incertitude économique : l’incertitude autour des taux d’intérêt et de l’inflation affecte l’ensemble de l’économie.
  • Problème d’offre de logements : le manque de logements disponibles pourrait entraîner, à long terme, une hausse des prix et des loyers.
  • Besoin de politiques alternatives du logement : pour résoudre la crise du logement, il faut des politiques plus innovantes et plus concrètes.

1 commentaires

 
GN⁺ 2024-05-28
Avis sur Hacker News
  • Premier avis : le problème ne vient pas d’un manque de bâtiments, mais de l’inflation mondiale des prix des actifs et du crédit bon marché. Les logements sont utilisés comme investissement au lieu de servir réellement à l’habitation.

  • Deuxième avis : au Portugal, de nombreux bâtiments sont laissés à l’abandon, et le problème du logement ne vient pas d’un manque de bâtiments mais de ces biens vacants.

  • Troisième avis : en Angleterre et au pays de Galles, l’offre de logements ne suit pas la croissance de la population, ce qui fait monter les prix.

  • Quatrième avis : il faut cesser de concentrer l’économie dans les grandes métropoles et la répartir davantage. Les prix du logement y sont élevés, tandis qu’il existe beaucoup de bâtiments abandonnés dans les zones rurales.

  • Cinquième avis : il ne faut pas subventionner la demande au niveau national, ni restreindre l’offre au niveau local.

  • Sixième avis : j’ai acheté une maison neuve en 2022, et si j’avais entendu son prix il y a 10 ans, j’aurais pensé qu’il fallait l’acheter tout de suite.

  • Septième avis : historiquement, de grands travaux publics ont été menés dans les grandes villes, par exemple les systèmes d’assainissement et les réseaux de transports en commun. Le logement public abordable est lui aussi une infrastructure essentielle.

  • Huitième avis : les prix du logement sont anormalement élevés. Aux États-Unis, le taux de propriétaires occupants est de 65 %, et il n’a pas beaucoup changé au cours des 50 à 60 dernières années.

  • Neuvième avis : on peut se demander pourquoi les taux des prêts hypothécaires à taux fixe sur 30 ans sont si élevés. Il est difficile de comprendre pourquoi les banques anticiperaient un taux moyen de long terme passant de 3 % à 7 %.

  • Dixième avis : au Royaume-Uni, la politique fiscale sur les biens locatifs a changé, poussant les propriétaires bailleurs à vendre leurs logements, ce qui a réduit l’offre locative et augmenté les loyers.