- Un juge fédéral américain a vivement critiqué un document juridique comportant un logo de dragon et a ordonné à l’avocat concerné de le soumettre à nouveau
- L’avocat avait acheté pour 20 $ une image de dragon violet en costume et l’avait utilisée comme filigrane sur des pièces juridiques
- Le juge a estimé que c’était « puéril et inapproprié » et une moquerie envers le tribunal
- L’avocat concerné, Perrone, a expliqué qu’il était fan de Game of Thrones et qu’il avait choisi ce visuel parce que les gens aiment les dragons
- L’affaire porte sur de graves allégations de violations des droits humains, dans un contexte trop lourd pour être traité sur le ton de la plaisanterie
Aperçu de l’affaire du filigrane au dragon
- Ray Kent, juge magistrat fédéral du district ouest du Michigan, a sévèrement réprimandé l’usage d’une image de dragon dans un document judiciaire
- Sur chaque page du document figurait en grand une illustration de dragon violet en costume
- Le juge a déclaré en substance que « le tribunal n’est pas une bande dessinée » et a interdit l’usage futur de cette image dans les documents
L’avocat et le logo
- L’avocat ayant utilisé ce logo est Jacob A. Perrone, du cabinet baptisé « Dragon Lawyers »
- L’image du dragon apparaît aussi de manière très visible sur le site officiel, qui met en avant une offre de services juridiques à bas coût s’appuyant sur l’IA
- Perrone, fan de Game of Thrones, a expliqué l’avoir choisi simplement parce que « les gens aiment les dragons »
La gravité de l’affaire
- Le document en cause est lié à une plainte pour violation des droits humains dans laquelle une détenue a failli mourir faute d’avoir reçu des soins médicaux
- Perrone représente la partie demanderesse dans cette affaire et doit désormais redéposer le document après suppression de l’image du dragon
Réaction du tribunal et leçon à en tirer
- Le juge a qualifié ce logo de « distrayant, puéril et irréfléchi », soulignant l’importance du sérieux et du respect des formes devant la justice
- Cette affaire montre l’impact concret que peuvent avoir les choix de design sur une procédure judiciaire, ainsi que leurs limites
Conclusion
- Perrone a indiqué qu’il continuerait à utiliser le logo du dragon à l’avenir, mais qu’il s’abstiendrait de l’employer dans les documents juridiques officiels
- Cet épisode rappelle que, dans les documents juridiques, la forme et la dignité comptent autant que le contenu
1 commentaires
Commentaires sur Hacker News
« Perrone a pris en charge l’affaire d’une femme qui affirme avoir été incarcérée et avoir failli mourir faute de soins médicaux adéquats. Perrone doit maintenant redéposer la plainte, cette fois sans dragon de dessin animé. »
« Lady Justice a aussi une balance. »
Les développeurs utilisent parfois des données absurdes à des fins de test.
Je pensais que le juge réagissait de manière excessive.
J’ai déjà mis un grand « DRAFT » en diagonale pour éviter qu’un brouillon d’un document précis soit interprété comme une version finale.
Ce n’est pas un « filigrane », il faudrait le laisser à 5 % d’opacité.
Une image placée à cet endroit serait distrayante.
« Le demandeur ne doit pas déposer de documents comportant des dragons de dessin animé ou tout autre contenu inapproprié. »
Le titre minimise le problème.