1 points par GN⁺ 2026-01-14 | Aucun commentaire pour le moment. | Partager sur WhatsApp
  • Les influenceurs des réseaux sociaux et créateurs de contenu demandent de plus en plus massivement le visa O-1 américain, destiné aux « personnes aux capacités extraordinaires »
  • Le visa O-1 est accordé aux personnes ayant des accomplissements remarquables dans des domaines comme les sciences, les arts ou le business, et le nombre de visas délivrés a augmenté de 50 % entre 2014 et 2024
  • Les cas d’obtention du visa sur la base de la taille de l’audience et du niveau de revenus se multiplient, et l’activité sur des plateformes comme TikTok, Instagram et Fanfix sert de preuve principale
  • Des avocats évoquent une nouvelle vague de demandes incluant des joueurs d’esport, streamers Twitch et modèles OnlyFans
  • Ce phénomène montre que l’économie des créateurs devient un nouveau pilier du système migratoire américain

Le visa O-1 et l’ascension des influenceurs

  • Aux États-Unis, les créateurs de contenu et influenceurs demandent de plus en plus souvent le visa de travail O-1
    • Le visa O-1 permet à des non-immigrants de travailler temporairement aux États-Unis
    • Le O-1A concerne les domaines des sciences, de l’éducation, du business et du sport, tandis que le O-1B vise les personnes aux accomplissements extraordinaires dans les arts et le divertissement
  • Entre 2014 et 2024, le nombre de visas O-1 délivrés a augmenté de 50 %
  • Les influenceurs démontrent leur « capacité extraordinaire » en s’appuyant sur leur grand nombre d’abonnés et leurs performances commerciales

Cas concrets : des créateurs en forte croissance depuis la pandémie

  • La Canadienne Julia Ain a commencé son activité sur TikTok pendant la pandémie et a atteint 1,3 million d’abonnés en cinq ans
    • Elle génère un revenu mensuel à cinq chiffres sur la plateforme Fanfix, ce qui lui a permis d’obtenir un visa O-1B
    • Son dossier incluait le nombre d’abonnés sur chaque plateforme ainsi que les vues mensuelles
  • Le Français Luca Mornet a rencontré des restrictions sur son activité d’influenceur pendant ses études, puis a demandé un visa O-1B après l’obtention de son diplôme
    • Il a engagé sa transition de visa en commençant à monétiser son activité pendant sa période d’OPT

Le point de vue des experts juridiques et l’évolution du dispositif

  • L’avocat spécialiste de l’immigration Michael Wildes indique que le visa O-1 s’étend désormais à des profils comme les joueurs d’esport, influenceurs et modèles OnlyFans
    • Son cabinet a auparavant représenté des personnalités comme John Lennon, Pelé, Sinéad O’Connor
    • Aujourd’hui, les streamers Twitch et influenceurs des réseaux sociaux font aussi partie de sa clientèle principale
  • Les candidats au visa O-1B doivent remplir au moins 3 critères sur un minimum de 6
    • Par exemple : participation à des performances prestigieuses, reconnaissance nationale ou internationale, historique de succès commercial, etc.
    • Récemment, des indicateurs comme le nombre d’abonnés, les revenus et le taux d’engagement sont utilisés comme preuves d’accomplissement

Autres cas : une créatrice d’échecs et la tentative d’un groupe

  • La joueuse d’échecs russo-israélienne Dina Belenkaya a obtenu l’approbation de son visa en décembre 2023 sur la base de 1,2 million d’abonnés sur Instagram et 790 000 sur YouTube
    • Elle a ensuite déménagé à Charlotte, en Caroline du Nord
  • Le groupe Boy Throb, qui compte des membres originaires d’Inde, a mené une campagne pour atteindre 1 million d’abonnés sur TikTok
    • L’objectif a été atteint en un mois pour soutenir la demande de visa, mais l’approbation reste incertaine
    • Plus de 10 000 dollars ont été dépensés en frais juridiques et administratifs

Controverse et « nouveau rêve américain »

  • Certains commentateurs critiquent cette tendance en la qualifiant de « signe de fin d’empire »
  • À l’inverse, Wildes affirme que les influenceurs jouent un rôle central dans l’écosystème commercial mondial et que le système migratoire doit s’y adapter
  • Ain souligne que le métier d’influenceur est un « vrai travail » et déclare :
    « Ce n’est pas la même chose qu’il y a 50 ans, mais c’est le rêve américain d’aujourd’hui »

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