1 points par GN⁺ 2023-12-09 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp

Résumé : dans les coulisses de la guerre de l’information pro-Israël

  • Dans les coulisses de la guerre de l’information pro-Israël

    • Des réunions Zoom pilotées par le gouvernement israélien et des journaux de discussion WhatsApp révèlent un effort de grande ampleur visant à façonner le discours en ligne et à réduire au silence les voix pro-palestiniennes.
    • Alors que le conflit entre Israël et le Hamas s’intensifie, des investisseurs pro-Israël, des dirigeants de la tech, des militants et des responsables gouvernementaux israéliens renforcent leurs efforts pour réagir au moindre écart par rapport au script de soutien à Israël en ligne.
    • Les groupes WhatsApp servent de standard au sein de la communauté pro-Israël de la Silicon Valley, permettant d’échanger des idées, d’identifier des adversaires et de coordonner la défense d’Israël dans les médias, le monde universitaire et les affaires.
  • « Maintenir la pression à la demande de l’IDF »

    • Lors de réunions Zoom, un porte-parole des Forces de défense israéliennes (IDF) a demandé à des militants pro-Israël de la Silicon Valley de maintenir la pression sur les législateurs au Congrès et d’exercer leur influence dans les universités, les médias, les think tanks et les cercles d’élite.
    • En réponse au massacre qui a profondément choqué la société israélienne après l’attaque du Hamas, Israël a lancé l’invasion de la bande de Gaza. Au cours de cette opération, plus de 16 000 Palestiniens ont été tués et plus d’un million de personnes ont perdu leur logement.
    • Le groupe WhatsApp de J-Ventures s’est activement employé à faire licencier des employés exprimant des positions pro-palestiniennes et à sanctionner des militants. Il est également parvenu à faire annuler des événements de soutien aux Palestiniens.
  • « La moquerie est efficace » : la guerre sur les réseaux sociaux

    • L’espace en ligne est un centre majeur de l’activisme pro-Israël au-delà de J-Ventures. Le ministère israélien des Affaires étrangères a lancé diverses campagnes publicitaires en ligne et acheté des espaces publicitaires sur les plateformes pour diffuser le soutien à Israël.
    • Sur les réseaux sociaux, le gouvernement israélien et des figures de premier plan de la Silicon Valley et du corridor technologique israélien, qui défendent Israël, coopèrent étroitement pour diffuser le discours pro-Israël.
    • Le gouvernement israélien considère le maintien du discours en ligne comme un domaine essentiel pour préserver le soutien du public et organise à cette fin divers webinaires et sessions stratégiques.
  • « Un environnement sûr et inclusif » — sans dissidence

    • Au cours des derniers mois, des dizaines de personnes ayant exprimé des opinions sur la guerre à Gaza et sur Israël ont été licenciées. La plupart l’ont été pour avoir exprimé des positions pro-palestiniennes.
    • Les discussions WhatsApp montrent des efforts organisés en coulisses pour faire licencier des critiques d’Israël et étouffer des événements publics. Cela va d’enquêtes sur les sources de financement d’organisations étudiantes à des pressions sur des événements organisés dans les universités.
  • Relations avec les législateurs

    • L’équipe de J-Ventures atteint un large public grâce à un réseau puissant. Le fonds d’investissement souligne que ses sociétés en portefeuille ont participé à l’APEC CEO Summit et qu’il dispose de relais de lobbying auprès du gouverneur de Californie.
    • L’équipe de J-Ventures comprend des militants liés à de puissants groupes de lobbying pro-Israël comme l’AIPAC, qui conseillent les autres membres du groupe sur la manière de contacter le Congrès.

L’avis de GN⁺

Le point le plus important de cet article est qu’il met en lumière un effort organisé visant à façonner le discours en ligne et à étouffer les voix pro-palestiniennes grâce à l’étroite coopération entre l’industrie technologique et le gouvernement israélien. Cela offre un cas intéressant de la manière dont la technologie et la politique interagissent, et de la façon dont les conflits entre États se déploient sur les plateformes mondiales. L’article aide à comprendre comment la politique internationale et l’influence des réseaux sociaux se combinent pour façonner l’opinion publique, et peut susciter un débat important sur les effets de telles activités sur les libertés individuelles et la liberté d’expression.

1 commentaires

 
GN⁺ 2023-12-09
Avis Hacker News
  • À tous les participants : demande de lire les règles du site avant de commenter et de veiller à ce que les commentaires les respectent strictement. Il est particulièrement souligné que, plus le sujet est controversé, plus les commentaires doivent être prudents et substantiels.
  • Sur TikTok, les opinions pro-palestiniennes dominent les opinions pro-israéliennes dans un rapport d’environ 36 contre 1, et sur les autres plateformes en ligne, de 8 contre 1. Ces plateformes ont tendance à privilégier les opinions pro-palestiniennes et semblent produire des opinions anti-israéliennes.
  • Aux États-Unis, l’opinion penche du côté pro-israélien, mais la génération Z est divisée presque à 50/50. Ce qui se passe en ligne n’est pas favorable à Israël. Le ratio démographique entre musulmans et juifs, ainsi que le blocage de TikTok en Inde, pourraient aussi être liés.
  • Le groupe WhatsApp Hasbara de J-Ventures s’efforce de faire licencier et sanctionner les militants et employés qui expriment des opinions pro-palestiniennes. La question est posée de savoir si de tels actes sont légaux au regard du droit américain. Certains États interdisent la discrimination politique, et les personnes impliquées dans ces activités de répression pourraient être considérées comme des « agents étrangers non enregistrés ».
  • Questionnement sur les raisons pour lesquelles les États-Unis se focalisent sur Israël. L’AIPAC et le lobby israélien orienteraient la politique américaine, sans bénéfice direct pour les États-Unis et au risque de nuire aux relations internationales. Des doutes sont aussi exprimés quant à la loyauté d’Israël en tant qu’allié occidental.
  • Mise en garde contre la confusion entre antisémitisme et critique des actions d’Israël. Il est clairement affirmé que critiquer la réponse d’Israël n’est pas de l’antisémitisme.
  • Expression d’inquiétudes face à la propagande anti-israélienne et aux mensonges sur les réseaux sociaux. Il est souligné que les efforts des Israéliens pour transmettre la vérité sont mal interprétés.
  • Il est avancé que la « doctrine diplomatique des armées de bots » Moscou-Téhéran-Pékin montre comment radicaliser simultanément la droite et la gauche américaines. Il est suggéré que la propagande anti-israélienne masque davantage de discours pro-israélien qu’il n’y paraît en réalité.
  • Cela semble faire partie d’une guerre de l’information qui empêche les États-Unis d’envisager une troisième option dans le conflit entre Israël et la Palestine : rester neutres et cesser le soutien militaire. Il est soutenu que les États-Unis devraient éviter d’intervenir dans le conflit entre les deux camps et se concentrer sur l’aide humanitaire.
  • Il est indiqué que l’action de l’Union européenne est encore plus problématique. Le soutien à Israël contribuerait à donner une image négative de la réponse occidentale.
  • Cet article amène moins à se forger une opinion sur une question précise qu’à supposer que d’autres groupes d’intérêt, plus organisés et mieux financés, mènent peut-être des activités similaires à grande échelle.