1 points par GN⁺ 2024-01-25 | Aucun commentaire pour le moment. | Partager sur WhatsApp

Cour d’appel : les saisies de coffres-forts par le FBI ont violé le quatrième amendement

  • Des juges fédéraux de la cour d’appel ont statué à l’unanimité que l’inspection par le FBI du contenu de plus de 700 coffres-forts après le raid de mars 2021 violait le quatrième amendement.
  • Le FBI a agi au-delà du mandat du tribunal, en ouvrant les coffres-forts, en montrant leur contenu à des chiens renifleurs de drogue, et en tentant de saisir l’argent et d’autres objets de valeur qui s’y trouvaient.
  • L’arrêt de la cour d’appel se concentre sur l’existence d’« instructions supplémentaires », qui demandaient aux agents du FBI de rechercher de l’argent liquide dans les coffres-forts et de noter tout élément laissant entendre que cet argent pouvait être le produit d’une activité criminelle.

Le problème des « instructions spéciales »

  • Le mandat interdisait aux agents du FBI toute « perquisition ou saisie criminelle » du contenu des coffres-forts, mais les « instructions supplémentaires » rédigées par l’agent spécial chargé de l’opération leur demandaient de chercher de l’argent liquide et de noter tout ce qui pouvait indiquer qu’il s’agissait du produit d’un crime.
  • Le juge Milan D. Smith Jr. a écrit qu’il est « particulièrement problématique » que le gouvernement n’ait pas été en mesure de fournir un principe limitatif quant à l’ampleur qu’une « inspection d’inventaire » peut prendre.
  • Le juge Smith théorise que si le gouvernement dispose du pouvoir discrétionnaire de créer une politique d’inventaire sur mesure, alors cette fouille ne ressemble plus à un simple « inventaire » destiné à protéger des biens, mais à une enquête pénale visant un véhicule ou une personne en particulier.

Les actions du FBI et leurs conséquences juridiques

  • Le FBI a levé tout doute sur le fait qu’il avait procédé à une « perquisition ou saisie criminelle » en utilisant les informations trouvées à l’intérieur des coffres pour obtenir des mandats supplémentaires et ouvrir de nouvelles enquêtes.
  • Le tribunal a estimé que le FBI avait violé les droits garantis par le quatrième amendement de centaines de détenteurs de coffres-forts et affirme que cette affaire devrait attirer une nouvelle attention sur la réforme fédérale des lois sur la confiscation.
  • Un porte-parole du FBI a refusé de commenter la décision et a renvoyé l’affaire au bureau du procureur des États-Unis, qui n’a pas répondu à la demande de commentaire.

Publication des documents judiciaires et impact

  • En août 2021, le tribunal de district a révélé les détails de la phase de planification du raid que le FBI avait tenté de dissimuler, exposant ainsi son plan.
  • Les documents ont révélé que le FBI prévoyait d’utiliser une procédure de confiscation civile pour le contenu des coffres-forts, mais n’avait pas fourni cette information au juge ayant délivré le mandat.
  • Le juge de district R. Gary Klausner a estimé que le gouvernement s’attendait, ou espérait, trouver des preuves criminelles pendant l’inventaire, tout en jugeant que les actes du FBI entraient dans le cadre du quatrième amendement.
  • La cour d’appel a conclu que la conclusion de Klausner était erronée et a renvoyé l’affaire devant le tribunal de district.

L’avis de GN⁺

  • Cette affaire rappelle aux Américains pourquoi le quatrième amendement reste important aujourd’hui.
  • Les actions du FBI ont dépassé les limites juridiques destinées à protéger la vie privée et les droits de propriété des individus, soulignant que le pouvoir doit être exercé dans le cadre de la loi.
  • Cette décision restera comme un cas important sur la manière dont les forces de l’ordre américaines doivent respecter les procédures légales et sur la façon dont les droits des citoyens doivent être protégés.

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