1 points par GN⁺ 2024-03-11 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp

Les États-Unis ouvrent une enquête criminelle sur Boeing

  • Le département de la Justice des États-Unis a ouvert une enquête criminelle concernant l’incident au cours duquel un panneau d’un avion de Boeing s’est détaché pendant un vol d’Alaska Airlines au début du mois de janvier.
  • Alaska Airlines coopère avec l’enquête et estime ne pas être visée par celle-ci.
  • Le 5 janvier, un panneau d’un Boeing 737 Max 9 s’est détaché en plein vol, exposant les passagers à l’air extérieur à plusieurs milliers de pieds d’altitude. Il n’y a pas eu de blessés graves, mais à une altitude plus élevée, l’incident aurait pu provoquer une catastrophe majeure.
  • Le panneau en question est connu sous le nom de door plug et sert à couvrir l’espace laissé par une porte de sortie non utilisée. Selon l’enquête préliminaire du National Transportation Safety Board, il est possible que le door plug n’ait pas été correctement fixé lorsque l’avion a quitté l’usine Boeing.

Réexamen de l’accord précédent

  • Le département de la Justice a également indiqué qu’il examinait l’accord conclu avec Boeing en 2021 concernant des poursuites pénales fédérales.
  • Dans le cadre de cet accord, Boeing s’était engagé à verser plus de 2,5 milliards de dollars, principalement sous forme d’indemnisations à ses clients.
  • Le département de la Justice avait accepté d’abandonner les accusations selon lesquelles Boeing avait dissimulé à la Federal Aviation Administration des informations importantes liées à l’homologation du Max.
  • On ne sait pas clairement si l’enquête criminelle en cours est liée au réexamen de l’accord de 2021 ou s’il s’agit d’une affaire distincte.

Critiques de l’accord

  • L’accord a été critiqué comme étant trop clément envers Boeing et comme ayant été conclu sans consulter les familles des 346 victimes.
  • Le premier accident a eu lieu fin 2018 en Indonésie, et le second début 2019 en Éthiopie.
  • Le Max a été cloué au sol dans le monde entier pendant 20 mois, puis a repris du service fin 2020 et a depuis opéré sans incident sur la plupart des vols.

Avis de GN⁺

  • Cette affaire impliquant Boeing rappelle une nouvelle fois l’importance de la sécurité aérienne et souligne le rôle crucial du contrôle qualité et des inspections de sécurité chez les constructeurs aéronautiques.
  • Pendant le déroulement de l’enquête criminelle, le secteur aérien et les passagers exigeront probablement un niveau encore plus élevé de transparence et de responsabilité concernant les normes et procédures de sécurité de Boeing.
  • Cette affaire montre comment une petite erreur ou une omission dans le processus de fabrication d’un avion peut entraîner des conséquences graves, et met en évidence la nécessité d’inspections et d’une supervision rigoureuses dans l’ensemble du secteur.
  • Des problèmes de sécurité aéronautique se sont déjà produits à plusieurs reprises par le passé, et cet incident montre qu’une amélioration et une innovation continues restent nécessaires en matière de sécurité des avions.
  • On peut espérer que cet article contribuera à renforcer la sensibilisation à la sécurité aérienne et servira de déclencheur pour que les compagnies aériennes et les constructeurs renforcent leurs normes de sécurité.

1 commentaires

 
GN⁺ 2024-03-11
Avis Hacker News
  • Le problème de Boeing mentionné dans l’article et les commentaires associés porte sur la formulation selon laquelle le « bouchon de porte » aurait été « ouvert ». Le fait d’ouvrir et de fermer une porte n’est pas consigné, mais le retrait d’un composant d’avion doit obligatoirement l’être. Boeing a peut-être estimé que l’ouverture et la fermeture du bouchon de porte ne nécessitaient pas d’attention particulière, alors qu’en réalité il n’existe aucune fonction avertissant les pilotes si ce bouchon n’est pas correctement refermé.
  • Des doutes sont soulevés sur le fait de savoir si le « problème non documenté » signalé par le lanceur d’alerte interne de Boeing correspond au problème actuel. Le lanceur d’alerte affirme que la chaîne de production de Boeing présente de nombreux défauts et que les boulons du MAX 9 n’ont pas été installés.
  • Lien vers un article intéressant sur la culture d’entreprise de Boeing et les signaux culturels envoyés par le C-Suite.
  • En cas de blocage d’archive.ph, fourniture d’un lien vers une archive web de l’article du New York Times.
  • Un utilisateur qui doit bientôt prendre un vol sur un Max-8 exprime son inquiétude face au manque d’informations claires sur les incidents récents. Il indique que la situation lui rappelle l’affaire MCAS et suppose que, chez Boeing, quelqu’un sait exactement ce qui s’est passé, tout en soulignant la nécessité de meilleures procédures de contrôle qualité pour détecter ce type de problème.
  • À propos de l’incident où une personne a failli être aspirée en plein vol, certains expriment leur inquiétude en notant que, par chance, l’accident ne s’est pas produit, mais que s’il y avait eu un appareil complet, il aurait pu y avoir des morts.
  • Mention de Boeing et de l’ensemble de l’industrie aéronautique dans l’émission de John Oliver. Il est notamment souligné que les régulateurs de la FAA sont rémunérés par l’industrie aéronautique elle-même, conséquence du manque d’expérience de la FAA dans les processus de fabrication, ce qui a conduit l’industrie à s’autoréguler. Cela crée un fort risque de conflit d’intérêts, que la FAA accepte néanmoins.
  • Avis critique selon lequel, en raison du soutien et de la dépendance du gouvernement américain à l’égard de Boeing, l’entreprise resterait « intouchable » même après l’affaire MCAS. La situation est décrite comme un « théâtre de la responsabilité », Boeing remplissant un rôle de sous-traitant stratégique pour la défense.