1 points par GN⁺ 2024-05-01 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp

Here is a summary of the key points from the news article, organized into bullet points using Markdown:

Les États-Unis assouplissent l'encadrement du cannabis, un tournant historique

  • La Drug Enforcement Administration (DEA) américaine travaille à une reclassification du cannabis comme substance moins dangereuse. Cette décision pourrait marquer un tournant historique dans la politique antidrogue des États-Unis, en place depuis des décennies.

    • La mesure doit encore être examinée par l’Office of Management and Budget (OMB) de la Maison-Blanche et ne constitue pas une légalisation du cannabis à usage récréatif.
    • Le cannabis passerait de la catégorie Schedule I, aux côtés de l’héroïne et du LSD, à la catégorie Schedule III, comme la kétamine et certains stéroïdes anabolisants.
    • Cette évolution fait suite à une recommandation du Department of Health and Human Services (HHS) fédéral, et la décision finale sera annoncée après consultation du public et examen par un juge administratif.
  • Le président Joe Biden a piloté l’évolution de la politique sur le cannabis, notamment en ordonnant en octobre 2022 une révision de la législation fédérale et en accordant la grâce à des milliers de personnes poursuivies pour simple possession.

    • Il affirme vouloir supprimer les obstacles inutiles à l’emploi, au logement et à l’éducation liés aux condamnations pour cannabis.
    • Ce changement s’appuie aussi sur l’évolution de l’opinion publique, les sondages montrant que 70 % des adultes soutiennent la légalisation du cannabis.
  • Les substances classées en Schedule III restent réglementées, et leur commerce sans autorisation peut toujours faire l’objet de poursuites pénales fédérales.

    • Certains continuent par ailleurs de considérer le cannabis comme une gateway drug.
    • À l’inverse, 38 États ont légalisé le cannabis médical et 24 le cannabis récréatif, ce qui montre que le gouvernement fédéral est en train de rattraper les politiques déjà mises en place au niveau local.
  • L’industrie du cannabis a atteint environ 30 milliards de dollars, et un allègement de la réglementation fédérale pourrait réduire la pression fiscale et stimuler la recherche.

    • Des inquiétudes subsistent toutefois quant au respect des obligations issues des traités internationaux et aux conséquences involontaires de la guerre contre la drogue.

L’avis de GN⁺

  • Le fait que la reclassification du cannabis soit désormais envisagée au niveau fédéral est un changement hautement symbolique. Son impact concret pourrait toutefois rester limité.

    • La légalisation au niveau des États est déjà largement avancée, et les poursuites fédérales pour simple possession étaient déjà peu nombreuses.
    • Même classé en Schedule III, le cannabis resterait une substance contrôlée soumise à la réglementation de la DEA, et il semble peu probable que des dizaines de milliers de dispensaires puissent assumer facilement des obligations de reporting strictes.
  • Sur le plan industriel, cette évolution pourrait favoriser les investissements et la recherche liés au cannabis. Mais elle soulève aussi des craintes sur d’éventuels effets pervers d’une commercialisation excessive.

    • Compte tenu de l’influence considérable de la politique américaine du cannabis dans le monde, une coordination avec la communauté internationale semble également nécessaire.
  • Certains pourraient aussi y voir une forme d’aveu d’échec de la guerre contre la drogue menée par les États-Unis.

    • Alors que les décès liés à l’addiction au fentanyl dépassent les 100 000 par an, une réallocation des moyens administratifs consacrés à la répression du cannabis peut sembler nécessaire,
    • mais une politique globale sur les drogues reste indispensable dans une perspective plus large de santé publique.

1 commentaires

 
GN⁺ 2024-05-01
Avis de Hacker News

On peut résumer les points principaux ainsi :

  • Les magasins de cannabis pourront utiliser légalement les banques et les processeurs de paiement. Comme cela était illégal au niveau fédéral, la culture, la transformation et la vente devaient se faire uniquement à l’intérieur d’un même État, ce qui a aussi contribué à créer des emplois locaux.
  • L’assouplissement des restrictions fédérales est perçu positivement, mais certains craignent que les petites et moyennes entreprises soient absorbées par les grands groupes.
  • Un ancien directeur adjoint de la DEA a exprimé son inquiétude quant au fait que le cannabis puisse servir de « drogue passerelle ». À l’inverse, d’autres soulignent que le fentanyl provoque plus de 100 000 morts par an et estiment qu’il serait positif de consacrer les ressources à la lutte contre le fentanyl.
  • Avec l’arrivée d’un nouveau gouvernement, il est possible que ce changement de politique soit annulé. Dans une situation où le Congrès ne bouge pas, une mesure de l’exécutif peut être la meilleure option.
  • Selon la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, le cannabis doit être criminalisé. Même si les États-Unis quittaient cette convention, leurs alliés ne semblent pas devoir réagir très fortement.
  • Les restrictions visant des « crimes » sans victime font baisser la confiance dans le système judiciaire. Certains estiment aussi que l’alcool devrait être reclassé en Schedule III.
  • Certains espèrent que les psychédéliques seront eux aussi reclassés à l’avenir, et d’autres estiment que des stimulants moins nocifs comme le khat devraient également être légalisés.
  • Des questions sont soulevées quant à la possibilité pour les fonctionnaires fédéraux de consommer du cannabis dans les États où il est légalisé.
  • Des inquiétudes existent sur l’impact pour les petits magasins de cannabis déjà en place, et certains supposent que de grands groupes ont probablement déjà pris les devants, notamment en enregistrant des marques.